jeudi 24 mars 2011

IL EST UN SULTAN ...

Un Sultan ...

Mosquée Sultan Abu Bakar , Pekan .

Pekan

Pekan
Laissez moi savourer mon roti canai en paix !

J' hésite ...
Un choix difficile .

On s' échappe parfois de la route principale.

La végétation se reflète dans une mangrove .

Quand la pluie dure, dure ...





Il est un sultan à Pekan , un vrai comme on en rencontre dans les contes orientaux . Un sultan qui vit dans un palais , un Sultan avec tous les attributs d' un Sultan .
Il pleut quand nous arrivons à Pékan , l' ancienne capitale du Sultanat de Pahang où réside encore le Sultan . Depuis plus de deux semaines nous avons régulièrement de la pluie , une pluie bienvenue dans cette étuve qu'est parfois la Malaisie .
Juchés sur l'arc de triomphe qui marque l' entrée de la petite ville , le couple royal nous accueille dans sa tenue d' apparat .
L' unique hôtel du lieu est une charmante bâtisse coloniale des années 30 . Au " Chief rest house " nous séjournons dans une belle chambre de bois peint .
La ville conserve encore de ces magnifiques maisons de bois , et quelques jolies mosquées , dont bien entendu la mosquée du Sultan .

Chez "Abu Farouk" le populaire restaurant Indien du centre nous ne savons que choisir , il faut dire qu'en Malaisie on mange très bien .
Le premier bonheur gastronomique du jour c' est le " roti canai " une sorte de crêpe croustillante à l' extérieur , fondante à l' intérieur que l' on arrose copieusement de lait concentré sucré , et que l 'on accompagne de café au lait glacé .
Au déjeuner nous choisissons dans des bacs le plat qui va accompagner notre riz : curry , sweet and sour , poulet tandoori , poissons , fruits de mer ...
Pour le diner nous mangeons le plus souvent un " mee goreng " ou un " nasi goreng " , pates ou bien riz frit .
Au marché le fruit de saison c' est la mangue , ça tombe bien , on adore .

Le Sultanat du Pahang est le plus vaste et l' un des plus riches des 9 Sultanats de la Malaisie . Le soleil généreux et l'abondance de l' eau font de cet état un enchantement pour le voyageur . Les rivières y sont sauvages , la forêt y semble plus verte et plus exubérante encore que partout ailleurs . Dans cette végétation luxuriante les singes sont rois , pas un jour sans que l'on en aperçoive . Des mangroves aux eaux noires comme la suie s' échappent de curieux clapotis . De la jungle nous parviennent une multitude de bruits mystérieux , indéfinis , sifflements métalliques , grognements , craquements ... Un environnement assez magique .
Par une nuit de pleine lune nous avons même vu la mer de Chine se métamorphoser en or .



Tioman , Malaisie , le 25 mars 2011

mardi 8 mars 2011

A L ' AISE SUR LA COTE MALAISE ...

On s'est assis tous les quatres à l'ombre sur un banc et on est restés là un bon moment face à la mosquée de cristal : irréelle , féerique , comme sortie d' un conte des mille et une nuits . Les nuages défilent sur ses parois de verres , les fidèles défilent dans les allées pour répondre à l'appel du muezzin . Après une sourate lancinante retentit " Allah Akhbar " , le chant se mêle aux autres appels venant de part et d'autre de la ville de Kuala Terengganu. Que c'est beau .

La mosquée de cristal flambant neuf et un brin futuriste est le nouvel emblème du Terengganu , cet état au nord est de la Malaisie est peuplé très majoritairement de musulmans .

Non ce n'est pas une piste cyclable dans les Landes ...

Maison de pêcheur .

Le cueilleur de noix de coco .




Toujours au fil de l'eau , sur la côte est de la Malaisie , le décor est assez paradisiaque et pour pédaler et pour le farniente ou la baignade , selon les heures et les jours .
Des kilomètres de plages de sable blanc désertes bordées de cocotiers entre mer aux eaux turquoises et forêt tropicale .
Quelques villages de pêcheurs aux maisons éparpillées , maisons de bois peintes couleurs délavées , jaune tournesol , rouge pourpre , bleu ciel ...
Ici et là les hommes s'affairent autour des bateaux , les poissons sèchent étalés au soleil sur des treillis , les chèvres broutent ce qui se présente , de rares touffes d'herbe , des détritus , des restes de noix de coco ...

Surpris sur la route par une soudaine chute de noix de coco en cascade , levant les yeux au ciel nous apercevons un curieux cueilleur en plein travail en haut du cocotier . Sa mission accomplie le singe , c'est lui le cueilleur , se laisse glisser le long du tronc à une vitesse surprenante avant de retrouver son maître et son collègue de travail resté lui enfermé dans la sacoche de la mobylette .

Quand on ne voit pas la mer c'est que l'on pédale à travers la jungle , à notre passage oiseaux bleus ou jaunes s' envolent , de rares varans fuient , les singes , pas domestiqués ceux-là s'affolent , mais ne rebroussent pas chemin . Au contraire s'il pressant un quelconque danger le chef de la bande n'hésite pas à nous défier pour protéger les siens .
Alors nous repartons et continuons notre route plein sud
Kuala Terengganu , Malaisie , le 8 mars 2011

mardi 1 mars 2011

PREMIERE JOURNEE EN MALAISIE

Avant de faire connaissance avec un nouveau pays nous avons parfois un peu d'appréhension . Pour ce qui est de la Malaisie nous sommes juste impatients : un pays musulman , multiculturel ( 60% de malais musulmans , 30% de chinois , 10% d' indiens ) en Asie du Sud-Est , voila de quoi aiguiser notre curiosité !

Première image surprenante , un kilomètre après la frontière , cette mosquée à l'architecture on ne peut plus influencée par l' importante minorité chinoise .

Un beau spécimen que l' on peut observer sans crainte . Sortir de sa jungle lui aura été fatal , tout comme la tortue aperçue les quatres fers en l'air , puis le varan écrasé sur le bas-coté de la route .

La variété de cyclos-voyageurs la plus répandue en Asie du Sud-Est est assurément hollandaise . Ce couple rencontré sur la route de Kota Bharu nous reconnait , nous non . Pourtant pas de doute , nous nous sommes bien déjà croisés dans les Andes Argentines il y a cinq ans .

Arrivés dans la ville de Kota Bharu , au nord-est de la Malaisie , c'est au marché couvert que notre imaginaire oriental rejoint la réalité . Tout y est réuni pour le plaisir des sens : couleurs , animation , odeurs ... Notre nez nous guide inévitablement vers le coin des épices : cannelle , safran , cardamonne , curry ...Nous sommes bien sur la route des épices .

Notre gourmandise nous conduit elle devant ces petits sachets de "dodol" , renfermant une délicieuse pâte de noix de coco sucrée et aromatisée .

Sarong , batiks , soieries , nous voici dans le quartier des étoffes .

Chant plannant au dessus de la ville , l' appel à la prière du muezzin est ici particulièrement mélodieux.
Après une seule journée de vélo puis de visites , la Malaisie nous a déjà conquis . Nous allons descendre la côte est vers le sud jusqu' où le temps qui nous reste nous le permettra .


Kota Bharu , Malaisie , le 1er mars 2011

mercredi 23 février 2011

ANGKOR ET TOUJOURS

Si S21 représente la face sombre du Cambodge , les temples d Angkor témoignent eux de la grandeur de la civilisation khmère , alors à son apogée au 12 ème siècle .
Ici le temple du Bayon , l' un de nos préférés .


Cet exceptionnel ensemble de temples attire de nombreux visiteurs venus du monde entier , en provenance majoritairement d' Asie .
Ici de jeunes mariés de Hong Kong posent devant l' un des visages énigmatiques du Bayon .


Abandonné pendant près de 5 siècles , envahi par la jungle , Angkor fut redécouvert seulement au 19 ème siècle .
A Ta Phrom on peut imaginer l' emprise de la nature sur le site .


Angkor Wat , le plus vaste et sans doute le plus célèbre de ce gigantesque ensemble de temples .
Symbole du pays , ses tours figurent sur le drapeau cambodgien .


Angkor Wat est aussi unique pour ses bas reliefs relatant notamment l' épopée du Ramayana . Ces bas reliefs ornent toute l' enceinte du temple , sur près d un kilomètre .

Eloigné d' une trentaine de kilomètres d Angkor , Bantey Srei est un petit temple de grès rose aux motifs finement sculptés .

Détail de l' un des frontons de Bantey Srei .
Dans les années 20 un certain André Malraux se distingua en volant plusieurs de ces frontons . Il se fit arrêter à Phnom Penh alors qu' il tentait de les revendre . Mais c' était bien avant de devenir ministre de la culture ...





Bangkok , Thaïlande , le 23 février 2011

KHMER ROUGE

Dans le delta , rien ne distingue à priori Ba Chuc des autres bourgades des environs . Pourtant , à la sortie du village , un mémorial poignant rappelle au visiteur de passage le massacre perpêtré en 1978 par les khmers rouges dans ce village vietnamien . Pendant plus de 10 jours ils ont torturé puis tué les 3200 habitants , seuls 2 villageois ont survécu à cette folie .
Une pyramide de plus de 1000 crânes , empilés par age et sexe , bébés , enfants , adolescents , adultes , vieillards , ainsi qu' une exposition de photos prises juste après témoignent de l' ampleur et de la barbarie de cette tuerie .
Ce nouveau massacre perpêtré par les khmers rouges en territoire vietnamien provoqua l' invasion du Cambodge par l' armée vietminh , intervention qui libéra le peuple cambodgien du régime de Pol Pot .

Une journée de vélo plus loin nous voila à Takeo , au Cambodge . Nous logeons face au lac , depuis le balcon nous apercevons cette maison abandonnée sur une île .
Ce fût la maison de Tamok , dirigeant khmer rouge de toute la région sud-est , l' un des responsables du massacre de Ba Chuc . On y accède par une longue jetée en béton , un paysan fait paître sa vache entre les frangipaniers en fleurs . L' endroit est paisible mais cette imposante bâtisse grisatre habite les lieux de façon maléfique .
On raconte que Tamok , parano , fit construire chaque niveau par un architecte différent , architecte qu' il assassinait une fois l' étage terminé .
Cette édifice ressemble étrangement au lycée Tuol Sleng de Phnom Penh , lycée qui fût transformé en "centre d'interrogation" , le sinistre camp S21 .

A Phnom Penh nous nous rendons donc au camp S21 , lycée où les salles de classe furent recyclées en geôles et salles de tortures, le portique en potence ...

Les gardiens du camp étaient des adolescents , la torture y était systématique , la mort aussi . Des 20.000 prisonniers qui ont franchi cette enceinte de 1975 à 1979 seuls une dizaine ont survécu . Sous Pol Pot on appliquait sans réserve l' adage : "mieux vaut un innocent mort qu' un ennemi en vie" .

A son arrivée chaque prisonnier était photographié , des renseignements à son sujet archivés .
De nombreux clichés de détenus sont exposés sur de larges panneaux dans ce qui est à présent le "musée du génocide".
Pour être taxé "d' ennemi de la révolution" il suffisait de porter des lunettes ou de posséder un crayon , signes extérieur d' intelligence aux yeux des khmers rouges (dont les principaux dirigeants étaient eux même des intellectuels ! )
La visite de ce lieu de mémoire n' a rien de touristiquement attractif , mais agit comme une piqure de rappel pour prendre conscience d' où peuvent mener les certitudes politiques de quelques uns qui dans leur idéal professent vouloir "le bonheur du peuple."


Autour de Siem Reap on voit de curieux "gardiens" de maisons . Sont ils inspirés de ces années khmers rouges ?




Bangkok , Thaïlande , le 23 février 2011


mardi 15 février 2011

RETOUR SUR PHNOM PENH

Rizière dans le delta du Mékong au Vietnam . Une maxime locale dit : " Le vietnamien plante le riz , le cambodgien le regarde pousser , le laotien l' écoute pousser et le chinois le vend "...
Et moi , et moi , et moi ? Je le mange !

Image d' Epinal du Vietnam , le chapeau pointu est toujours très en vogue ...

... même s'il est parfois détroné par le casque dans les marchés .

Peu de voitures au Vietnam , mais énormément de scooters . Parfait pour transporter une famille de deux enfants , la "norme" dans ce pays.

La fête du Têt rassemble les familles vietnamiennes , et l' étranger de passage est le bienvenu pour inaugurer la nouvelle année qui commence . Dans la famille aisée ...

... comme dans la famille plus modeste un quart d'heure plus tard .

Après une boucle d'un petit mois réjouissant dans le delta du Vietnam , retour au Cambodge . Ici aussi on trouve la baguette , "vestige" de la colonisation française .

Transport de canards encore plus ou moins vivants ...

Pourquoi avoir un minibus quand on a une moto ?

Eh oh , eh oh , on rentre du boulot !

Entrée de Manuel dans le centre de Phnom Penh , sur la " croisette " .C'est la fin de ce premier périple vélo . Nous allons à présent rejoindre par étapes le nord de la Malaisie , via Angkor et Bangkok en bus , vélo et train .



Siem Reap , Cambodge , le 16 février 2011

vendredi 4 février 2011

CHUC MUNG NAM MOI

Devant un temple , à Soc Trang .

A Can Tho , pour le Têt des spirales d' encens se consument dans un temple .


Séance photo près de la statue d' Ho Chi Minh en ce premier jour de l' année du chat .

Les vietnamiens ont une joie de vivre communicative !

Et hop , un tour de manège !

Petit sentier à la sortie d' un ferry .
Qui a dit que nous sommes chargés ?
Notre dessert .

Marché flottant de Phong Diem . Beaucoup de fleurs , de préférence jaunes en prévision du Têt .

Du riz , évidemment .



Ce matin , en tirant le rideau je vois la mer de Chine : la journée commence bien . Petit déjeuner face à la mer , baguette - oeufs frits ( oplà ! ) , cà phé frappé et alizé finissent de nous réveiller .
Vent dans le dos nous pédalons entre culture de pastèques et bassins d' aquaculture .
Premier croisement , premier doute sur la route à prendre , nous demandons : Tra Cu , tracou , trâkû , l' alphabet à beau nous aider , il nous manque quand même la prononciation et surtout la tonalité . Nos interlocuteurs médusés se demandent bien ce qu' on leur veut ! On finit en désespoir de cause par leur montrer le nom sur la carte et tout s' éclaire . Un attroupement s' est formé autour de nous et des femmes profitent de l' aubaine pour pincer affectueusement les joues d' Eva et de Manuel ( qui adore ça ... )

Une vingtaine de kilomètres plus loin , entre rizières et palmiers , travaux sur la route qui se transforme en chemin , puis en sentier débouchant sur un cours d' eau qui nous barre la route . Surprise , sur notre carte la route ne s'arrête pas ainsi !
Les quelques scooters qui nous ont doublé sur le sentier sont garés là attendant apparemment un ferry . On nous invite à nous installer à l' ombre sous une aubette au toit de palme . Et l 'on attend tous là , certains dans des hamacs , d' autres dans des chaises en plastique , sans signe d' impatience , dans la bonne humeur . Pas de doute nous ne sommes pas ici dans une station de métro ... Les Vietnamiens ont l' art de nous mettre à l' aise , très naturels , très joviaux , et c' est l' un des grands plaisirs du voyage dans ce pays .
Un " ferry " finit par arriver , on a du mal à imaginer que la dizaine de scooters et nos 4 vélos vont réussir à rentrer dans cette barque , mais si , il reste même de la place pour charger quelques sacs de riz . Le moteur pétarade , la barque à du mal à s' élancer , tangue dangereusement , on sent la surcharge , et après quelques secondes de navigation demi-tour , notre voisin nous fait comprendre , 2 doigts pincés entre les dents pour mimer un sifflet que la police est sur l' autre rive . Délestage des sacs de riz , comptage des passagers , on repart plus légers pour cette mini croisière imprévue .
Au village d' abordage nous trouvons un charmant sentier bétonné qui se faufile entre palmiers et bananiers , jusqu' à déboucher sur la vraie route .

Notre attraction favorite est comme toujours de guetter les chargements les plus insolites et abracadabrantesques , comme dirait un certain . La palme du kamikaze du jour revient au vitrier qui fait ses livraisons à scooter , transportant une bonne épaisseur de vitres dont les plus larges font près de 2 mètres . Le conducteur a les vitres plaquées sur son dos , le passager les retient de ses bras écartés , et ils se faufilent ainsi très à l' aise au milieu du flot de scooters et de colporteurs poussant leurs charrettes . Question volume , difficile cependant de rivaliser avec les transporteurs de vannerie .
On arrive à Tra Cu vers midi , lycéens et collégiens en uniformes envahissent cantines et gargotes . On repère une table libre dans un petit restau affichant " com su'on " , on s' y arrête donc pour manger , comme l' indique le menu , du riz avec une cote de porc grillée . On nous sert aussi , comme dans tous les restaurants populaires , 4 grands bocks remplis de glaçons avec une théière de thé encore tiède . Thé glacé à volonté sauf pour Manuel et Eva , on se méfie des glaçons .
Pour finir sur une note sucrée on choisit dans la rue deux délicieux ananas que le vendeur nous épluche .

Puis l' on reprend cette première journée de pédalage vers le nord après 3 mois en direction du sud , direction Tieu Can , au milieu de rizières vert tendre . Des rizières évidemment , le delta nourrit tout le Vietnam et même davantage en riz .
A chaque passage de pont nous jetons un coup d' oeil au canal pour guetter les embarcations chargées de fruits , de fleurs ou autres marchandises d'autant plus que nous sommes à quelques jours du Têt , le nouvel an Vietnamien qui tombe cette année le 3 février . Le delta est en cette période encore plus haut en couleur .
Cette agréable journée se termine dans un petit hôtel que l' on repère à l' enseigne " Nha Nghi ".
Le lendemain nous atteignons Soc Trang après une traversée en deux temps d' un bras du Mékong , avec une " entracte " sur une île que nous devons traverser avant de réembarquer de l' autre coté .
Soc Trang est une des nombreuses villes du delta comptant plus de 100 000 habitants , et donc de nombreux scooters . Le traffic est comme à chaque fois dense , mais plutôt fluide et ordonné , on ne s'y sent pas en insécurité .

Quelques jours plus tard nous arrivons à Can Tho , la capitale du delta où nous faisons halte pendant la fête du Têt . Les administrations et la plupart des magasins , des restaurants sont fermés pendant près d' une semaine . Notre principale occupation , outre les cours des enfants , est d' observer , assis sur un banc au bord de l' eau , face à une imposante statue d ' Ho Chi Minh , les familles Vietnamiennes endimanchées en congé qui se font photographier pour immortaliser cette nouvelle année qui commence .
Tout le monde se souhaite une bonne année : chùc mùng nan moi !
Can Tho , Vietnam , le 4 février 2011